Saan Maalo :Un rite d’action de grâce aux parents défunts chez les Dagara

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Saan Maalo est un des rites qui accompagnent l’âme du défunt dans l’au-delà. Il consiste à immolé un animal généralement un bœuf si les moyens permettent à la progéniture des défunts de le faire. Traditionnellement, il est chargé de significations et a une logique qu’il faut suivre. A kpoperi les enfants de feu Eloi, ex chef de terre décédé en 2008, lui ont rendu grâce le samedi 05 mars 2021 pour le don de vie, de l’éducation dont ils ont bénéficié, les biens qu’il leur a légués et la protection ancestrale à leur égard de l’enfance à nos jours.

 

« Tout enfant qui a bénéficié du don de la vie de ses parents, doit rendre grâce à ceux-ci quand les moyens le lui permettent ». C’est ce qui nous fait comprendre le vieux Fabien de Kpoperi qui faisait partir du collège de sage chargé de présider la cérémonie. Pour lui, cet acte traduit toutes les reconnaissances des enfants à l’endroit de leurs parents qui ont quitté ce monde pour celui des ancêtres. Selon Maurice SOME le plus âgé des garçons, ce sacrifice est un devoir : « Ce sacrifice était un devoir pour moi car l’année du décès de mon Papa, je ne disposais pas de moyens pour le faire, mais de nos, grâce ses bénédictions et les autres ancêtres, j’en ai les capacités ».
Après avoir fait le sacrifice du poulet pour demander l’autorisation des ancêtres, le collège de sage a ordonné que le bœuf qui était prévu à cet effet soit immolé.
Le partage de la viande a été fait suivant des normes édictées par les traditions de ce village et des différentes familles concernées. En premier, ce sont les parents à plaisanterie qui se sont servis en coupant une des pattes avant du bœuf. Etant donné que ce sacrifice est fait pour un SOME ce sont les (Da) c’est-à-dire ceux qui portent les noms Somda, Dabiré, Meda se sont chargés de cette tâche. Et cela eu a pour rôle d’intercéder pour que le reste se déroule sans difficultés.


Passé cette étape, des parties comme la tête, le coup, les pattes restantes et tous les éléments du vendre de l’animal revenaient à la famille. Et cela avec un autre partage entre les enfants des SOME, les femmes du défunt. Le reste a été partagé à part égale entre tous les participants sans distinction.
Le sang de l’animal recueilli au moment de l’immolation a été préparé séante tenante et toute personne qui en voulait s’est servi. Le poulet de sacrifice quant à lui, a été partagé entre les membres du collège de sage.
Comme participants, les représentants des cinq clans qui composent ce village étaient au rendez-vous tôt le matin le samedi 05 mars 2021. Et chacun est reparti avec ses mains chargées de viandes de quoi faire de la soupe au moins cette journée.

Saâhar-Iyaon SOME BEKUONE

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