Musée de la femme de Dano : la femme burkinabè dans son authenticité à découvrir

 Erigé en l’honneur de la femme en générale et dédié à la femme dagara en particulier, le musée de la femme de Dano a pour vocation de collecter et conserver les objets qu’utilisent les femmes depuis le vécu de nos ancêtres et qui ont tendance à disparaitre. Salles d’exposition d’articles traditionnels, habitat traditionnel dagara, espace de loisir et bâtiment administratif sont les édifices que l’on peut visiter au musée de la femme de Dano.

Située en face de la route nationale numéro 12 (PA –Dano-Diébougou-Gaoua, frontière Côte d’ivoire), sur le site de l’ancien marché de Dano, le musée de la femme tenue du monde en raison des activités commerciales qui se déroulent en son sein et le long de son mur à l’extérieur. Mais au-delà de ces activités, il y a mieux à découvrir. Dès que l’on franchi la porte d’entrée du musée à droit, se situe dans un habitat traditionnel de la société dagara. A l’intérieur se trouve tout le nécessaire de cuisine et les commodités d’une vie familiale de nos ancêtres. Entre autres, la meule pour écraser la farine, les foyers traditionnels pour la préparation du repas et du dolo, la chambre d’exposition des statues représentant les ancêtres.

En plus de cet habitat, se trouvent d’autres bâtiments dont la salle d’exposition. A son intérieur sont exposés des statues de fécondité dans tout son processus c’est-à-dire de la grosses à l’allaitement en passant par l’accouchement, des perles de parures de hanches et de la main et bien d’autres objets de transformation de produits brutes pour consommation familiale ou à but commercial de la femme dagara et bien d’autres ethnies. En dehors de cela, y sont exposés des balafons et des armes blanches de la localité. Une boutique de vente d’objets culturels permet aux visiteurs de repartir avec un souvenir du musée. Dans la cour du musée se trouve un espace de loisir où est vendu du dolo dagara préparé sur place dans l’habitat traditionnel qui fait office de cabaret puisqu’étant inhabité.

Le musée à en son sein un arbre sacré doit trier un serpent quand un danger doit venir.

Selon M. Mouon-Bome Hervé Somda directeur provinciale de la culture du Ioba, «  Le musée de la femme regorge d’énormes richesses en matière de tourisme. Nous recevons des visites de groupes d’élèves qui arrivent parfois en groupe de centaines, mais les populations environnantes viennent très peu. La visite des expatriés quant à elle devient rare à cause ». Pour lui, un effort de sensibilisation doit être fait pour plus d’engagement à visiter le musée de la femme de Dano. En ce qui concerne la collection des objets, Mouon-Bome Hervé Somda confie que le musée n’a pas les moyens et de ce fait lance un appel à toute volonté qui aurait dans sa famille un objet usuel de nos grands-parents qui n ‘est plus utilisé de bien vouloir approcher le musée pour sa conservation afin de permettre au génération présente à venir d’en faire la connaissance.

Le musée de la femme de Dano ouvre ses portes à tout visiteur du mardi au dimanche de 08h à 18h et au prix suivants : élèves 100fcfa, étudiants 300f, africains 1000fcfa et européens 2000 fcfa.

Pour mémoire, le musée de la femme de Dano ville situé dans la province du Ioba, de la région du sud-ouest burkinabè a été créé en mai 2002, par le maire d’alors Mme. Marguerite Somé, il est sous la tutelle de la mairie de Dano.

 Saâhar-Iyaon Somé Békuoné 

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