Journées diocésaines de la jeunesse rurale du Diocèse de Diébougou : Le syncrétisme religieux au centre des débats

Du 06 au 9 mai s’est tenue dans la paroisse Ste Thérèse de l’enfant Jésus de Disshin, la journée de la jeunesse rurale du diocèse de Diébougou sous le thème « Jeunesse : Foi, culture et civisme ». Pendant ces quatre jours de séjours dans la paroisse de Disshin, les jeunes ruraux se ressourcés culturellement à travers les jeux de balafons, le tir à l’arc, la danse et des conférences sur le comment vivre sa foi chrétienne en gardant les aspects positifs de la culture dagara. Ils ont aussi eu droit à une sensibilisation sur le code de la route.

Vivre pleinement sa foi chrétienne étant toujours plongé dans sa culture est l’un des objectifs de cette journée diocésaine de la jeunesse rurale. Selon le conférencier traitant du thème « culture et foi, foi et œuvres », M. Ab Eric Sèonitouo Kusiélé de la paroisse de Maritaw, le chrétien ne doit pas vivre sa foi comme le font les Juifs, les musulmans non plus ne doivent vivre leurs fois comme les Arabes. Il doit intégrer sa culture dans la manifestation de sa foi. Pour lui, C’est animé de cet esprit que le concile Vatican II (1962- 1965) dirigé par le Papa Paul VI a invité les africains à avoir une évangélisation africaine en ces termes « vous les africains vous pouvez et devrez avoir une évangélisation à l’africaine ». Pour ce faire, il a indiqué que le chrétien peut et doit participer au temps que possible aux différents rites traditionnels liés au mariage, aux funérailles, aux dots des filles et autres aspects de la culture. Cependant, il a posé des réserves sur les sacrifices d’animaux avant ou pendant certains rites tels que le sacrifice du poulet avant le creusage d’une tombe et les sacrifices d’animaux pour certains fétiches.

Pour le conférencier du jour, c’est par ce que ces fétiches n’étaient pas bons que les grands parents les ont abandonnés au profit du christianisme. Et de ce fait, ramener les fétiches jadis abandonnés par nos grands-parents, c’est faire un recul qui est très condamnable par l’Eglise catholique a-t-il conclu.

Selon Réné Hien l’un des participants, au sortir de cette communication, il est très satisfait mais regrette le fait que plusieurs personnes n’y  ont pas pris part. Tout comme le conférencier, il a fait le constat qu’au fil des ans, le nombre des fidèles chrétiens décroit dans les anciennes paroisses à cause de la méconnaissance de ces informations reçues au cours de cette communication.

Tout en regrettant le discours qui est dit sur les réseaux sociaux à propos des religions importées, M. Ab Eric Sèonitouo Kousiélé a exhorté l’assistance à une foi plus fervente et surtout prouvée par des œuvres concrètes.

Saâhar-Iyaon Somé Békuoné

 

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