Journée nationale de l’arbre 2021 : sans arbre, aucune vie n’est possible

 « Arbre, identité culturelle et cohésion sociale », c’est sous ce thème que s’est enregistré ce samedi 07 août 2021, la 3ème journée nationale de l’arbre au Burkina Faso. Cette cérémonie s’est déroulée à Ziniaré, la capitale de la région du plateau central. Ce thème combien interpellateur est venu rappeler au burkinabè l’importance de la nature de manière générale et de l’arbre de manière particulière sur son vécu quotidien. A cette occasion, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a insisté sur la plantation, l’entretien et la prise de conscience sur la protection de l’arbre

Selon des données du ministère de l’environnement et de l’économie verte, le Burkina Faso perd près de 470 000 hectares de terre chaque année suite aux effets de dégradation de la nature. A titre d’exemple, il a indiqué qu’à Banfora, dans la région des Cascades, l’un des symboles forts est le rônier. Cet arbre fournit une boisson très prisée appelée « Bandji » non seulement par les autochtones, mais aussi par les « exotiques ».De même, des instruments de musique de plusieurs communautés tels que le Djembé et le balafon sont fabriqués à partir de l’arbre at-il ajouté.Cet état de fait est imputable à l’homme et aux animaux d’où l’instauration de cette journée chaque année et ce, depuis 2019. Pour Lamoussa Hébié, directeur général des eaux et forêts, l’arbre, dans les coutumes en Afrique et plus particulièrement au Burkina Faso, est précieux, en atteste son statut de rassembleur dans les villages pour discuter des sujets « fort » importants sur la vie de la société, d’où l’appellation de ces arbres « l’arbre à palabre » .Selon lui, cette espèce végétale, en plus d’être un facteur de cohésion sociale qui regroupe les communautés, est un élément d’

Suivant Emmanuel Kaboré, agent technique du service des eaux et forêts du département de Disshin, «  tous les actes, tous les événements, même les plus élémentaires et les plus naturels de l’être humain, comme naître, se nourrir, dormir, mourir. .. sont toujours accompagnés de rites, de cérémonies, qui sont intimement liés à l’arbre  ». Pour lui, de par ses feuilles l’arbre nous donne de l’ombre, nous nourrit et nous soigne. La construction d’un habitat africain nécessite une énorme quantité de bois at-il insisté. De l’avis de Karl Marx (philosophe allemand du 19ème siècle) «  On peut distinguer les hommes des animaux par la conscience, par la religion, par ce qu’on voudra.Ils commencent eux-mêmes à se distinguer des animaux dès qu’ils commencent à produire eux-mêmes leurs moyens d’existence ». Ces moyens d’existence dont Karl Marx fait référence, proviennent de la nature et principalement de l’arbre.

En Afrique de manière générale, l’arbre a un rôle fondamental dans les coutumes. Regroupés en plusieurs, ils constituent des forêts qui servent de lieux de cultes des ancêtres de plusieurs communautés. C’est le cas de la communauté Dagara du Burkina Faso où dans chaque village des petites forêts font office d’autel de sacrifice des chefs de terre. Egalement, les feuilles des arbres sont utilisées pour fabriquer des masques qui sont des socles de la culture de plusieurs communautés d’Afrique.

Tout compte fait, l’arbre est omniprésent dans toutes les déclarations de la culture de l’homme de manière générale et de l’africain de manière particulière. Si certaines espèces d’arbres disparaissent à coût sûr, certaines pans des cultures africaines disparaissent. De ce fait, mettre à terre et entretenir les arbres participent à conserver la nature dans son ensemble. Alors que conserver la nature, reviens à sauvegarder nos cultures pour plusieurs générations, donc sans la nature, nos cultures disparaîtront et nous avec.

Saâhar-Iyaon Somé Békuoné 

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