Les Journées d’Animations Culturelles et Artistiques de Ouessa ( JACAO) se sont ténues les 29 au 30 mai 2021. Elles se sont déroulées sous le thème « éducation et valeurs culturelles quelle contribution dans la prévention des crises et dans le renforcement de la cohésion sociale et nationale ». Pour cette 3ème édition, les festivaliers ont eu droit à plusieurs compétitions telles que celles des arts de spectacle, art culinaires, art oratoire. Les JACAO est un festival annuel organisé par l’Association Zew a saakom-nu.

«  Des autres on prend la technique et non la culture » c’est ce qu’a fait savoir Tougninè Anselme SOME, l’un des parrains de la 3ème édition des JACAO. Faisant une comparaison des pratiques culturelles de sa tendre enfance en milieu Dagara, il affirme  ceci : « les contes, les devinettes, les chants de réjouissance populaires étaient à l’image de nos réseaux sociaux ». ll a fait savoir que ces activités menées  entre la fin des saisons pluvieuses et le début des récoltes étaient purement éducatives en ce sens que celles-ci enseignaient la sagesse, les valeurs ancestrales. Selon Anselme SOME, ces périodes de réjouissances populaires, les mauvais comportements des uns et des autres étaient mis au grand jour et condamnés à travers les chants des filles, les balafons et les devinettes. Par conséquent chacun faisait l’effort d’être le plus droit possible.

Pour le coordonnateur de l’association, M. Dabiré prenant la parole au nom du président de Zew a Saakom nu, Ali Maïga, c’est parti du constat de la disparition progressive de ces valeurs que sont nées ces journées d’animations culturelles et artistiques de Ouessa. Comme objectifs visés, les JACAO se veulent non seulement être un cadre d’expression culturelle dagara, mais aussi un cadre de formation en balafon, en danse et en chant pour rehausser le niveaux des différents artistes afin qu’ils soient compétitifs aux différents festivals  au niveau nationale tels la semaine nationale de la culture et les nuit atypiques de Koudougou.

De l’avis du gouverneur Emanuel Zongo, représentant du Patron de la cérémonie madame le ministre de la culture Dr Elise Foniyama Ilboudo/Thiombiano, le Sud-ouest est une région à forte potentialité culturelle et ces cultures doivent être portées à la connaissance de tous et mieux qu’elles soient transmises à la future génération. Pour lui, la culture se trouve être le socle de développement local et facteur de cohésion social d’où la pertinence du thème de cette édition.

Cette troisième édition des JACAO a connu la participation de la communauté Ghanéenne marquée par la présence effective de sa majesté Naa Karbo II de Lawra,  des masques Nouni de Dédougou et une troupe de danse des Gourounsi de Pô.

Les participants ont eu droits à des prestations d’artistes, à des compétitions telles que le jeu de balafon, le tir à l’arc, les contes, les devinettes et la danse.

Trois jours durant, la commune de Ouessa a été la plaque tournante de la province du Ioba.

En rappel, il faut noter que la commune de Ouessa est à quelque kilomètre de la frontière du Ghana et est une commune cosmopolites où cohabitent plusieurs communautés ethniques et religieuses.

Saâhar-Iyaon Somé Békuoné.